Le camp de Vittel est placé sous la direction d’un officier d’artillerie, le commandant
Otto Landhauser, assisté du capitaine Steffahn (surnommé « peau de vache »
par les Vittellois) et du sous-officier Erwin Serve. Les soldats sous leurs ordres
ont étés retirés du combat par manque d’expérience ou pour cause de blessures.
Dans sa définition de camp de prisonniers civils, le camp de Vittel recouvre pour
le haut commandement allemand deux objectifs.
· Être « l’alibi » du respect des conventions internationales
· Constituer un « réservoir » de prisonniers négociables
Au total, ce sont plusieurs milliers de personnes qui connaîtront le camp de Vittel, soit pour un internement de longue durée, soit très brièvement comme camp de transit vers une destination d’échange.
Le 23 janvier 1943, arrivent, au camp de Vittel, 198 juifs polonais de Varsovie, suivis,
le 22 mai, de 61 autres juifs, en majorité de Lodz, combattants et survivants des ghettos,
dans lesquels chacun a perdu une grande partie de sa famille.
Sort des internés juifs du camp de Vittel
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Déportés |
237 |
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Décédés à Vittel |
18 |
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Trace perdue à Drancy |
12 |
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Sort incertain |
38 |
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Libérés ou échangés |
22 |
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Évadés |
7 |
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Total 334 | |

